Comparatif Statuts Indépendant

Comparez 5 statuts d'indépendant — auto-entrepreneur, portage salarial, freelance EI, EURL et SASU : revenu net, charges sociales, protection.

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Qu'est-ce que c'est ?

Ce simulateur compare les différents statuts d'exercice d'une activité indépendante (micro-entrepreneur, portage salarial, entreprise individuelle au régime réel, EURL à l'IR ou à l'IS, SASU) sur trois dimensions : revenu net après cotisations et impôts, protection sociale, simplicité administrative. Il aide à choisir le statut optimal selon le chiffre d'affaires projeté, les charges réelles et la situation familiale.

Comment ça fonctionne

L'utilisateur saisit le chiffre d'affaires annuel projeté, les charges réelles d'exploitation (y compris rémunération souhaitée), la situation familiale, la TMI et les priorités (revenu net maximal, protection sociale, simplicité). Le simulateur calcule les cotisations sociales (TNS en SSI, CIPAV ou régime général en SASU), l'impôt sur le revenu ou sur les sociétés selon le statut, le coût administratif (expert-comptable, obligations déclaratives) et restitue le revenu net comparé pour chaque statut.

Revenu net = CA − Charges − Cotisations sociales − IR (ou IS + PFU sur dividendes) − Frais administratifs

À qui s'adresse ce simulateur ?

  • Indépendants en activité — qui envisagent de changer de statut pour optimiser revenu ou protection
  • Salariés en transition — qui hésitent entre portage salarial et création d'entreprise
  • Consultants et freelances — qui veulent chiffrer l'impact de chaque option sur leur net mensuel
  • Gérants d'EI — qui envisagent de passer en EURL ou SASU pour accéder à l'IS et aux dividendes

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Compare les principaux statuts (micro, portage salarial, EI régime réel, EURL IR/IS, SASU) sur le revenu net après cotisations et impôts
  • Intègre la protection sociale différenciée et signale les écarts importants entre TNS (SSI, CIPAV) et régime général (SASU)
  • Applique les règles spécifiques à chaque statut (abattement micro, cotisations sur dividendes TNS, PFU sur dividendes SASU)
  • Permet de tester plusieurs niveaux de CA pour identifier les seuils de bascule entre statuts

Inconvénients

  • Le choix entre cotisations sociales plus lourdes (SASU) et couverture sociale plus faible (TNS) est qualitatif — le simulateur chiffre l'écart sans arbitrer
  • Ne chiffre pas précisément les coûts administratifs (expert-comptable, greffe, annonces légales) qui peuvent peser plusieurs milliers d'euros par an
  • Les règles sur les dividendes TNS, les cotisations et les abattements évoluent — le simulateur applique les règles en vigueur à la date de simulation
  • Ne traite pas les cas spécifiques (professions réglementées, activités nécessitant une structure particulière, régimes expérimentaux)

Échéances et seuils

Seuils micro-entreprise 2026
Les seuils de chiffre d'affaires annuel HT pour le régime micro-entrepreneur sont, de 2026 à 2028 : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises (BIC achat-revente) et 83 600 € pour les prestations de services BIC et les professions libérales BNC (art. 50-0 et 102 ter CGI). Au-delà, passage obligatoire au régime réel (EI, EURL ou SASU). Source : autoentrepreneur.urssaf.fr.
Cotisations sociales TNS 2026
Les travailleurs non salariés (gérants EI, EURL) cotisent environ 50 % de leur revenu net auprès de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI, ex-RSI), ordre de grandeur publié par Bpifrance Création. Ce taux global comprend, en % du revenu d'activité : maladie-maternité (~6,5 %), retraite de base (~17,75 %), retraite complémentaire (~7 %), invalidité-décès (~1,3 %), allocations familiales (~3,1 %), formation professionnelle (~0,25 %), CSG/CRDS (~9,7 %). Source : urssaf.fr — travailleurs indépendants.
IS
Taux réduit PME 15 % sur les 42 500 premiers euros — Les sociétés soumises à l'IS (SASU, EURL ayant opté pour l'IS) bénéficient d'un taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, sous condition que le CA HT soit inférieur à 10 M€ et que le capital soit détenu à 75 % minimum par des personnes physiques (art. 219 I b CGI). Au-delà : taux normal de 25 %.
Barème IR 2026
tranches d'imposition (revenus 2025) — Le barème progressif de l'impôt sur le revenu a été revalorisé de +0,9 % pour 2026 (LFI 2026 du 19 février 2026, art. 2 ter). Tranches par part de quotient familial : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 € à 29 579 €, 30 % de 29 580 € à 84 577 €, 41 % de 84 578 € à 181 917 €, 45 % au-delà. Source : service-public.fr — Barème IR 2026.

Points de vigilance

  • Le micro-entrepreneur applique un abattement forfaitaire sur le CA (71 %, 50 % ou 34 % selon activité) mais ne peut pas déduire ses charges réelles — pertinent uniquement si charges réelles
  • La SASU impose au président le statut assimilé salarié (cotisations élevées ≈ 86 % du net) mais offre une protection sociale complète et ne verse des cotisations que sur la rémunération effective
  • L'EURL à l'IS avec rémunération faible et dividendes permet d'optimiser la fiscalité globale, mais les dividendes TNS sont soumis à cotisations SSI au-delà de 10 % du capital social
  • La protection sociale diverge fortement : SASU = régime général (IJ, invalidité, retraite) vs TNS = SSI/CIPAV souvent moins protecteur — le simulateur chiffre l'écart mais pas la valeur de la protection
  • Les seuils micro (83 600 € services, 203 100 € vente) imposent une bascule en régime réel au-delà — le simulateur alerte mais ne gère pas la transition
  • Le versement libératoire de l'impôt, l'ACRE et l'exonération de CFE de la première année ne sont pas simulés : quand vous y avez droit, le revenu net de la micro-entreprise est sous-estimé
  • Les charges du président de SASU et du portage sont estimées par des coefficients moyens (coût employeur environ 1,45 fois le brut, net environ 0,78 fois le brut, 1,47 en portage), la CFE (700 €) et les frais de gestion (1 800 à 3 500 €) par des montants indicatifs : l'écart réel peut atteindre quelques points selon le niveau de rémunération

Barèmes et valeurs appliqués

Valeurs lues en base par le simulateur, avec leur source. Le calcul applique celles en vigueur à la date retenue.

Allocation d'aide au retour à l'emploi

Formule de l'allocation journalière, minimum, plafond, retenue retraite complémentaire, affiliation et période de référence, durées d'indemnisation (cas général et rupture conventionnelle), coefficient de durée, dégressivité, différés, délai d'attente, mensualisation.

Afficher les 23 lignes du barème
Part proportionnelle de la formule 1 (40,4 % SJR + partie fixe)40,4 % du SJR
Partie fixe journalière (non revalorisée au 01/07/2026)13,18 €/jour
Formule 257 % du SJR (la plus favorable des deux formules) : 57 % du SJR
Allocation plafonnée à 75 % du SJR75 % du SJR
Allocation minimale journalière (non revalorisée au 01/07/2026)32,13 €/jour
Affiliation minimale
  • 6 mois de travail (130 jours travaillés ou 910 heures) : 6 mois
  • 130 jours travaillés : 130 jours
  • ou 910 heures travaillées : 910 heures
Participation au financement des retraites complémentaires3 % du SJR
Période de référence d'affiliation, moins de 55 ans24 mois
Période de référence d'affiliation, 55 ans et plus36 mois
Durée minimale d'indemnisation182 jours
Durée maximale d'indemnisation (MOINS 55), coefficient 0,75 appliqué548 jours
Durée maximale d'indemnisation (55_56), coefficient 0,75 appliqué685 jours
Durée maximale d'indemnisation (57_ET_PLUS), coefficient 0,75 appliqué822 jours
Durée maximale après rupture conventionnelle individuelle, moins de 55 ans (fins de contrat ≥ 01/09/2026)15 mois
Durée maximale après rupture conventionnelle individuelle, 55 ans et plus (fins de contrat ≥ 01/09/2026)20,5 mois
Coefficient de réduction de la durée (conjoncture), fins de contrat ≥ 01/02/20230,75 coefficient
Jours non travaillés retenus dans la limite de 70 % des jours travaillés70 % des jours travaillés
30 allocations journalières par mois30 jours
Délai d'attente7 jours
Diviseur des indemnités supra-légales 2026 (indexé sur le PASS)111,8 €
Différé spécifique maximal150 jours
Différé spécifique maximal en cas de licenciement économique75 jours
Réduction de l'allocation
  • 30 %
  • Réduction à partir du 7e mois d'indemnisation : 7 mois
  • Allocation journalière au-delà de laquelle la dégressivité s'applique et plancher après réduction : 92,57 €/jour
  • Âge à la fin du contrat à partir duquel la dégressivité ne s'applique pas (57 ans si fin de contrat avant le 01/04/2025) : 55 ans

Source : Convention d'assurance chômage du 15/11/2024 et règlement général annexé ; unedic.org fiches ARE et durée d'indemnisation (màj oct. 2026) · en vigueur depuis le 1er septembre 2026 · vérifié le 2 novembre 2026

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Barème progressif de l'impôt sur le revenu

Tranches par part de quotient familial : plancher, plafond (absent pour la dernière tranche), taux marginal.

Tranche 1 — plancher par part (revenus 2025)
  • 0 €
  • Tranche 1 — plafond par part (revenus 2025) : 11 600 €
  • Tranche 1 — taux marginal (revenus 2025) : 0 %
Tranche 2 — plancher par part (revenus 2025)
  • 11 600 €
  • Tranche 2 — plafond par part (revenus 2025) : 29 579 €
  • Tranche 2 — taux marginal (revenus 2025) : 11 %
Tranche 3 — plancher par part (revenus 2025)
  • 29 579 €
  • Tranche 3 — plafond par part (revenus 2025) : 84 577 €
  • Tranche 3 — taux marginal (revenus 2025) : 30 %
Tranche 4 — plancher par part (revenus 2025)
  • 84 577 €
  • Tranche 4 — plafond par part (revenus 2025) : 181 917 €
  • Tranche 4 — taux marginal (revenus 2025) : 41 %
Tranche 5 — plancher par part (revenus 2025)
  • 181 917 €
  • Tranche 5 — taux marginal (revenus 2025) : 45 %

Source : CGI art. 197 I-1 · en vigueur depuis le 1er janvier 2025 · vérifié le 2 novembre 2026

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Déduction forfaitaire de 10 % des salaires et abattement de 10 % des pensions

Salaires : par déclarant (plancher et plafond par personne). Pensions : plancher par pensionné, plafond par foyer. Par année de revenus.

Taux de la déduction forfaitaire pour frais professionnels (revenus 2025)
  • 10 %
  • Minimum par déclarant (revenus 2025) : 509 €
  • Maximum par déclarant (revenus 2025) : 14 555 €
Taux de l'abattement sur pensions et retraites (revenus 2025)
  • 10 %
  • Minimum par pensionné (revenus 2025) : 454 €
  • Maximum par foyer fiscal (revenus 2025) : 4 439 €

Source : CGI art. 83-3° ; art. 158-5-a · en vigueur depuis le 1er janvier 2025 · vérifié le 2 novembre 2026

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Dividendes des travailleurs indépendants — assiette sociale

Fraction des dividendes du gérant majoritaire / entrepreneur à l'IS au-delà de laquelle ils sont soumis aux cotisations sociales des TNS.

Part des dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant d'associé10 %

Source : CSS art. L131-6 ; notice DGFiP de la déclaration des revenus des indépendants 2042-DRI (revenus 2025) · en vigueur depuis le 1er janvier 2013 · vérifié le 2 novembre 2026

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Impôt sur les sociétés — taux, plafond du taux réduit, report des déficits

Barème de l'IS français à deux plateaux (taux réduit PME, taux normal), conditions d'accès au taux réduit et plafond d'imputation des déficits reportés en avant.

Taux réduit PME — plancher
  • 0 €
  • Taux réduit PME — plafond de bénéfice (exercices ouverts depuis le 01/01/2023) : 42 500 €
  • Taux réduit PME : 15 %
Taux normal — plancher
  • 42 500 €
  • Taux normal (exercices ouverts depuis le 01/01/2022) : 25 %
Chiffre d'affaires HT maximal (ramené à 12 mois ; CA du groupe pour une société membre — CE 13/03/2025 n° 481538)
  • 10 000 000 €
  • Capital entièrement libéré détenu à 75 % au moins par des personnes physiques (directement ou via une société elle-même détenue à 75 %) : 75 %
Imputation annuelle des déficits reportés
  • franchise : 1 000 000 €
  • fraction du bénéfice excédant la franchise : 50 %

Source : CGI art. 219 I (taux, seuil 42 500 €, conditions PME) ; CGI art. 209 I (report des déficits) · en vigueur depuis le 1er janvier 2023 · vérifié le 2 novembre 2026

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Micro-entrepreneur — taux global de cotisations sociales

Taux forfaitaires de cotisations et contributions sociales du micro-entrepreneur, en % du chiffre d'affaires, par nature d'activité (hors formation professionnelle et hors versement libératoire).

Vente de marchandises, fourniture de logement — taux 202612,3 % du CA
Prestations de services BIC — taux 202621,2 % du CA
Location de logement meublé — taux 202621,2 % du CA
Location de meublé de tourisme classé — taux 20266 % du CA
Professions libérales non réglementées (SSI) — taux 202625,6 % du CA
Professions libérales réglementées (Cipav) — taux 202623,2 % du CA

Source : Service-public F36232 (vérifié 01/01/2026) ; décret 2024-484 ; CSS art. L613-7 · en vigueur depuis le 1er janvier 2026 · vérifié le 2 novembre 2026

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Plafond mensuel de la sécurité sociale

Plafond mensuel de la sécurité sociale (PASS / 12) ; limite de la tranche 1 Agirc-Arrco.

PMSS 20264 005 €/mois

Source : Arrêté du 22/12/2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026 (JO 23/12/2025) ; art. L241-3 et D242-17 CSS · en vigueur depuis le 1er janvier 2026 · vérifié le 2 novembre 2026

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Prélèvement forfaitaire unique : taux IR et taux global (IR + prélèvements sociaux) par type de revenu

Imposition forfaitaire de 12,8 % à l'IR (sauf option globale pour le barème) des revenus de capitaux mobiliers, plus-values mobilières, crypto-actifs, produits d'assurance-vie des versements depuis le 27/09/2017 (contrats de moins de 8 ans ou fraction au-delà de 150 000 € de primes), intérêts des PEL et CEL ouverts depuis 2018, gains du PER en sortie capital et gains d'un PEA retiré avant 5 ans.

Afficher les 15 lignes du barème
PFU, part impôt sur le revenu — revenus de capitaux mobiliers et produits de placement (dividendes, intérêts, obligations, comptes à terme, livrets fiscalisés, prêts participatifs)12,8 %
PFU global 31,4 % (IR + prélèvements sociaux) — revenus de capitaux mobiliers et produits de placement (dividendes, intérêts, obligations, comptes à terme, livrets fiscalisés, prêts participatifs) (depuis le 1er janvier 2026)31,4 %
PFU, part impôt sur le revenu — plus-values de cession de valeurs mobilières et droits sociaux (y compris exit tax, carried interest qualifié)12,8 %
PFU global 31,4 % (IR + prélèvements sociaux) — plus-values de cession de valeurs mobilières et droits sociaux (y compris exit tax, carried interest qualifié) (revenus 2025 et suivants)31,4 %
PFU, part impôt sur le revenu — plus-values de cession de crypto-actifs (art. 150 VH bis CGI)12,8 %
PFU global 31,4 % (IR + prélèvements sociaux) — plus-values de cession de crypto-actifs (art. 150 VH bis CGI) (revenus 2025 et suivants)31,4 %
PFU, part impôt sur le revenu — produits des contrats d'assurance-vie et de capitalisation12,8 %
PFU global 30,0 % (IR + prélèvements sociaux) — produits des contrats d'assurance-vie et de capitalisation (versements depuis le 27/09/2017)30 %
PFU, part impôt sur le revenu — intérêts et primes des PEL et CEL12,8 %
PFU global 30,0 % (IR + prélèvements sociaux) — intérêts et primes des PEL et CEL (PEL et CEL ouverts depuis le 1er janvier 2018)30 %
PFU, part impôt sur le revenu — produits du PER (part gains) à la sortie12,8 %
PFU global 31,4 % (IR + prélèvements sociaux) — produits du PER (part gains) à la sortie (depuis le 1er janvier 2026)31,4 %
PFU, part impôt sur le revenu — gain net d'un PEA retiré ou clos avant 5 ans12,8 %
PFU global 30 % — PEA retiré avant 5 ans, gains acquis avant le 1er janvier 202630 %
PFU global 31,4 % — PEA retiré avant 5 ans, gains acquis depuis le 1er janvier 202631,4 %

Source : Art. 200 A 1 B 1° CGI ; art. 125-0 A CGI ; art. 150 VH bis et 200 C CGI ; LFSS 2026 art. 12 ; BOSS FAQ CSG revenus du capital · en vigueur depuis le 1er janvier 2026 · vérifié le 2 novembre 2026

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Régimes micro-BIC et micro-BNC — abattements forfaitaires

Abattements forfaitaires pour frais des régimes micro-BIC et micro-BNC, minimum d'abattement et règle de sortie du régime.

Abattement forfaitaire — Achat-revente, vente à consommer sur place, fourniture de logement71 %
Abattement forfaitaire — Prestations de services BIC50 %
Abattement forfaitaire — Bénéfices non commerciaux34 %
Minimum d'abattement305 €
Sortie du régime après dépassement des seuils deux années civiles consécutives2 années civiles
Seuil de CA HT 2026-2028ventes, hébergement : 203 100 €
Seuil de CA HT 2026-2028prestations de services BIC : 83 600 €
Seuil de CA HT 2026-2028activités libérales BNC : 83 600 €

Source : CGI art. 50-0 et 102 ter ; fiche impots.gouv 2026 ; BOI-BIC-DECLA-10-10-10-20260819 § 30 et 50 (sortie après deux années consécutives) · en vigueur depuis le 1er janvier 2026 · vérifié le 2 novembre 2026

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Rémunération minimale du salarié porté

Salaire minimum mensuel du salarié porté en % de la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale selon l'échelon (premier niveau, junior, senior, expert ; le forfait jours est un régime d'éligibilité, pas un échelon), plancher du revenu total, minimum légal à défaut d'accord.

Salaire minimum mensuel du salarié porté premier niveau (temps plein)63 % du plafond SS
Salaire minimum mensuel du salarié porté junior (temps plein)70 % du plafond SS
Salaire minimum mensuel du salarié porté senior (temps plein)75 % du plafond SS
Salaire minimum mensuel du salarié porté expert (temps plein)85 % du plafond SS
Revenu brut minimal total (salaire de base, congés payés, prime d'apport d'affaires)69 % du plafond SS base 2017 : 69 % du plafond SS 2017
Rémunération minimale légale à défaut d'accord de branche étendu75 % du plafond SS

Source : Art. L1254-2 C. trav. ; CCN portage salarial (IDCC 3219) art. 21.3 issu de l'avenant n° 12 du 20/12/2022, étendu (JO 17/07/2024) · en vigueur depuis le 18 juillet 2024 · vérifié le 2 novembre 2026

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Hypothèses de calcul — coût social et fiscal des statuts de dirigeant

Coefficients forfaitaires utilisés par les comparateurs de statuts (TNS, assimilé salarié, portage, LMP) à défaut d'un calcul cotisation par cotisation : taux globaux, rapports coût/brut/net, forfait CFE, taux approché de la plus-value professionnelle. Frais de gestion EI / EURL / SASU : haut des honoraires d'expert-comptable en cabinet (2026) ; commission de portage : fourchette de marché 2026.

Afficher les 17 lignes du barème
Cotisations TNS ≈ 50 % du revenu d'activité indépendante50 % du revenu net
Fourchette affichée des cotisations TNS — bas
  • 43 % du bénéfice
  • Fourchette affichée des cotisations TNS — haut : 46 % du bénéfice
Détail indicatif des cotisations TNS — Maladie-maternité
  • 6,5 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — Retraite de base : 17,75 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — Retraite complémentaire : 7 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — Invalidité-décès : 1,3 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — Allocations familiales : 3,1 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — Formation professionnelle : 0,25 %
  • Détail indicatif des cotisations TNS — CSG-CRDS : 9,7 %
Cotisations patronales ≈ 45 % du brut45 % du brut
Cotisations salariales ≈ 22 % du brut22 % du brut
Coût employeur / salaire brut1,45 coefficient
Salaire net / salaire brut0,78 coefficient
Portage salarialcoût total / brut : 1,47 coefficient
Cotisations SSI approchées d'un loueur meublé professionnel40 % du bénéfice
Taux approché d'imposition de la plus-value professionnelle à court terme (IR + SSI)30 %
CFE forfaitaire retenue à défaut de la commune700 €/an
Frais de gestion annuels d'une entreprise individuelle au réel (expert-comptable, haut de fourchette en cabinet)1 800 €/an
Frais de gestion annuels d'une EURL (expert-comptable, haut de fourchette en cabinet)2 500 €/an
Frais de gestion annuels d'une SASU (expert-comptable, haut de fourchette en cabinet)3 500 €/an
Commission de gestion des sociétés de portage salarial — bas de fourchette
  • 5 % du CA HT
  • Commission de gestion des sociétés de portage salarial — haut de fourchette : 10 % du CA HT
Micro-entrepreneursurcoût de protection ajouté au coût saisi (retraite plus faible) : 1 000 €
SASUsurcoût de protection (prévoyance, chômage privé) du président assimilé salarié : 2 000 €

Hypothèse de calcul estimée, modifiable dans le simulateur · Source : Choix de calcul des simulateurs (approximations des barèmes URSSAF) · en vigueur depuis le 1er janvier 2026

Références légales

  • Ordonnance n°2015-380 — Cadre juridique du portage salarial
  • Convention collective du portage salarial — Branche du 22 mars 2017
  • Art. L1254-1 à L1254-31 Code du travail — Dispositions sur le portage salarial
  • Art. L613-7 CSS — Régime micro-social simplifié (auto-entrepreneur)
  • Art. 50-0 CGI — Régime micro-BIC et micro-BNC
  • Art. L131-6 CSS — Assiette cotisations TNS ; dividendes du gérant majoritaire d'EURL au-delà de 10 % du capital, des primes et des comptes courants soumis à cotisations
  • Art. 219 I b CGI — IS taux réduit 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice (PME)
  • Art. 200 A CGI — Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) 31,4 % sur dividendes
  • LOI n°2026-103 du 19 février 2026 — LFI 2026, barème IR revalorisé de +0,9 %

Glossaire

Portage salarial
Relation tripartite entre un consultant (salarié porté), une société de portage qui l'emploie et les clients. La société de portage gère l'administratif, reverse le CA transformé en salaire après déduction d'une commission (5 à 10 %) et des charges patronales/salariales. Le salarié porté bénéficie du régime général (maladie, retraite, chômage ARE) et reste indépendant dans sa prospection. Minimum conventionnel : 70 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale pour un consultant junior, soit 2 803,50 €/mois brut en 2026 (63 % au premier niveau, 75 % senior, 85 % expert).
TNS (Travailleur Non Salarié)
Travailleur indépendant (artisan, commerçant, profession libérale, entrepreneur individuel, gérant majoritaire de SARL ou d'EURL) affilié à la Sécurité sociale des indépendants ou à une caisse libérale : cotisations plus faibles qu'un salarié, protection moindre (pas d'assurance chômage, indemnités journalières réduites).
EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Société à associé unique dont le gérant majoritaire est TNS. Permet d'accéder à l'IS (taux réduit 15 % sur les 42 500 premiers euros) et à la distribution de dividendes (PFU 31,4 % jusqu'à 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associé ; au-delà, cotisations TNS). Responsabilité limitée aux apports. Frais de gestion supérieurs à l'EI (expert-comptable, greffe ~2 500 €/an). Souvent avantageuse à partir de 50 000 € de CA lorsque les frais réels sont significatifs.
SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Société à associé unique dont le président est assimilé salarié (régime général sauf chômage). Permet un split salaire/dividendes : les dividendes sont soumis au PFU 31,4 % (sauf option IR). Frais de gestion élevés (~3 500 €/an). La SASU est souvent comparée à l'EURL : même accès à l'IS et aux dividendes, mais le président bénéficie d'une meilleure couverture maladie/retraite en contrepartie de charges sociales plus élevées sur le salaire.
CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)
Impôt local annuel dû par les entreprises et les personnes qui exercent une activité professionnelle non salariée à titre habituel, location meublée comprise ; calculé sur la valeur locative des locaux, avec une base minimum en l'absence de local.
ARE (Aide au Retour à l'Emploi)
Allocation chômage versée par France Travail aux salariés ayant involontairement perdu leur emploi et cotisé suffisamment (minimum 6 mois sur les 24 derniers mois). Montant : environ 57 % du salaire journalier brut de référence. Les travailleurs indépendants (EI, EURL, SASU) ne cotisent pas à l'assurance chômage et ne sont pas éligibles à l'ARE, sauf s'ils ont exercé une activité salariée antérieure. Les salariés portés y ont accès.
Micro-entreprise
Régime simplifié de l'entreprise individuelle, avec des seuils de CA (203 100 € en vente, 83 600 € en services/libéral) et un calcul forfaitaire du bénéfice.

Questions fréquentes

Quelle différence entre EURL et SASU pour un indépendant ?

En EURL, le gérant majoritaire est travailleur non salarié et cotise à la sécurité sociale des indépendants, avec des cotisations plus légères mais une couverture plus réduite. En SASU, le président est assimilé salarié : il cotise davantage mais relève du régime général, hors assurance chômage.

Faut-il quitter la micro-entreprise pour une société ?

En micro-entreprise, le bénéfice est calculé par un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires, sans déduction des charges réelles. Lorsque ces charges dépassent l'abattement, ou à l'approche des seuils de chiffre d'affaires, un régime réel en entreprise individuelle ou en société devient souvent plus pertinent.

Comment se rémunérer en SASU entre salaire et dividendes ?

Le salaire du président supporte des cotisations sociales et ouvre des droits, notamment pour la retraite. Les dividendes, prélevés sur le bénéfice après impôt sur les sociétés, relèvent de la fiscalité des revenus du capital mais n'ouvrent aucun droit social.

Les dividendes d'un gérant d'EURL sont-ils soumis à cotisations sociales ?

Oui, pour la fraction qui dépasse un seuil calculé à partir du capital social, des primes d'émission et des sommes laissées en compte courant : elle supporte les cotisations des indépendants. En SASU, les dividendes du président ne supportent pas de cotisations sociales, seulement les prélèvements sociaux.

Un travailleur indépendant est-il moins bien protégé qu'un salarié ?

Les travailleurs non salariés ne relèvent pas de l'assurance chômage des salariés, et leurs indemnités journalières maladie sont souvent plus faibles. Le comparatif chiffre l'écart de revenu net entre statuts, mais pas la valeur de cette protection, qui reste à apprécier selon sa situation.