Testament — Impact Successoral
Simulez la répartition de votre succession avec ou sans testament. Calculez la réserve héréditaire.
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Qu'est-ce que c'est ?
Ce simulateur compare la répartition d'une succession avec et sans testament, pour éclairer le testateur sur l'impact de sa rédaction. Il chiffre les parts reçues par chaque héritier et les droits de succession dus par chacun dans le scénario par défaut (règles légales du Code civil), avec donation au dernier vivant et avec un legs à un tiers dans la limite de la quotité disponible.
Comment ça fonctionne
L'utilisateur saisit le patrimoine brut, le passif, le nombre d'enfants, la présence d'un conjoint survivant et, sans testament, l'option du conjoint (quart en pleine propriété, ou usufruit de la totalité si tous les enfants sont communs, avec son âge), ou le montant du legs à un tiers. Le simulateur calcule la réserve héréditaire et la quotité disponible, restitue la répartition dans le scénario choisi et chiffre les droits de succession de chaque enfant (abattement de 100 000 € puis barème en ligne directe, nue-propriété évaluée selon l'art. 669 CGI en cas d'usufruit du conjoint) et du légataire tiers (abattement de 1 594 € puis 60 %), le conjoint étant exonéré. Sans enfant, il répartit la succession légale entre le conjoint et les père et mère en vie (un quart chacun, abattement de 100 000 € puis barème en ligne directe pour chaque parent) ; avec un legs à un tiers, le reste suit la dévolution légale.
Quotité disponible : 1/2 avec 1 enfant, 1/3 avec 2 enfants, 1/4 avec 3 enfants ou plus
À qui s'adresse ce simulateur ?
- Personnes souhaitant rédiger un testament — vérifier ce qui est légalement possible et anticiper la répartition
- Couples avec enfants — comparer la dévolution légale avec la répartition prévue par testament
- Personnes souhaitant avantager un tiers — estimer la limite légale du legs sans atteindre à la réserve
- Héritiers et notaires — visualiser rapidement la part revenant à chaque héritier
Avantages et inconvénients
Avantages
- Chiffre la répartition légale (sans testament) et la répartition personnalisée (avec testament) pour les mêmes patrimoine et composition familiale
- Applique les règles de réserve héréditaire et de quotité disponible selon le nombre d'enfants
- Permet de comparer trois scénarios (dévolution légale, donation au dernier vivant, legs à un tiers dans la limite de la quotité disponible) avec les droits de succession de chaque bénéficiaire
- Alerte sur les legs qui dépassent la quotité disponible et portent atteinte à la réserve héréditaire
Inconvénients
- Ne génère pas le testament lui-même : la rédaction formelle reste à faire sous forme olographe ou authentique
- Ne traite pas les autres outils de transmission (donation-partage, assurance-vie avec clause bénéficiaire) souvent plus efficaces
- Chiffre les droits de succession sans tenir compte des donations reçues du défunt dans les 15 ans, qui réduisent l'abattement disponible
- Ne modélise pas les effets des donations antérieures rapportables, qui peuvent réduire la quotité disponible et invalider certains legs
Échéances et seuils
- Réserve héréditaire selon le nombre d'enfants (art. 913 Code civil)
- 1 enfant : réserve = 1/2 de l'actif net, quotité disponible = 1/2. 2 enfants : réserve = 2/3, quotité = 1/3. 3 enfants et plus : réserve = 3/4, quotité = 1/4. Ces fractions sont calculées sur l'actif net successoral (après déduction du passif).
- Abattement successoral par enfant (art. 779 CGI)
- 100 000 € par enfant, applicable sur la part reçue au titre de la succession. Cet abattement est personnel et renouvelable tous les 15 ans (il peut être réduit par les donations reçues du défunt dans les 15 ans précédant le décès).
- Exonération du conjoint survivant (art. 796-0 bis CGI)
- Le conjoint survivant et le partenaire lié par un PACS sont totalement exonérés de droits de succession depuis la loi TEPA du 21 août 2007. Cette exonération s'applique quelle que soit la valeur des biens reçus.
- Barème droits de succession ligne directe (art. 777 CGI)
- 5 % jusqu'à 8 072 € — 10 % de 8 072 à 12 109 € — 15 % de 12 109 à 15 932 € — 20 % de 15 932 à 552 324 € — 30 % de 552 324 à 902 838 € — 40 % de 902 838 à 1 805 677 € — 45 % au-delà. Ces tranches s'appliquent sur la part taxable après abattement.
Points de vigilance
- Le testament ne peut pas déshériter les enfants : la réserve héréditaire leur revient obligatoirement — le simulateur respecte cette contrainte dans tous les scénarios
- Le conjoint survivant n'est réservataire qu'en l'absence de descendants : sa protection optimale passe par la donation entre époux, chiffrée dans le scénario donation au dernier vivant
- Le testament doit respecter les formes légales (olographe entièrement écrit-daté-signé de la main du testateur, ou authentique devant notaire) — le simulateur ne génère pas le document
- Les legs particuliers s'imputent d'abord sur la quotité disponible : un legs excédant la quotité est réductible à la demande des héritiers réservataires
- Le simulateur ne modélise pas les effets successoraux des donations antérieures rapportables qui viennent diminuer la part disponible
- Sans enfant, le simulateur répartit la succession (ou ce qui reste après le legs) entre le conjoint et les père et mère (un quart chacun) : le droit de retour des parents (art. 738-2 C. civ.) et celui des frères et sœurs sur les biens de famille (art. 757-3 C. civ.) ne sont pas chiffrés et peuvent réduire la part du conjoint
Barèmes et valeurs appliqués
Valeurs lues en base par le simulateur, avec leur source. Le calcul applique celles en vigueur à la date retenue.
Abattements personnels des droits de mutation à titre gratuit
Abattement sur la part de chaque bénéficiaire, par lien de parenté et par opération (donation, succession). L'abattement handicap se cumule avec celui du lien.
| Ligne directe (enfant, parent) — donation et succession | 100 000 € |
| Petit-enfant — donation | 31 865 € |
| Petit-enfant non représentant — succession (abattement à défaut d'autre) | 1 594 € |
| Arrière-petit-enfant — donation | 5 310 € |
| Arrière-petit-enfant non représentant — succession (abattement à défaut d'autre) | 1 594 € |
| Époux — donation | 80 724 € |
| Partenaire de PACS — donation | 80 724 € |
| Frère ou sœur — donation et succession | 15 932 € |
| Neveu ou nièce — donation et succession | 7 967 € |
| Bénéficiaire handicapé — cumulable avec l'abattement du lien | 159 325 € |
| Autres bénéficiaires — succession (à défaut d'autre abattement) | 1 594 € |
| Autres bénéficiaires — donation | aucun abattement : 0 € |
Source : Art. 779, 788 IV, 790 B, 790 D, 790 E, 790 F CGI (Légifrance) ; impots.gouv.fr ; notice 2705-NOT-SD (04-2025) · vérifié le 2 novembre 2026
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Barème des droits de mutation à titre gratuit
Tarif progressif des droits de donation et de succession par lien de parenté, appliqué à la part nette taxable après abattement.
Afficher les 18 lignes du barème
| Ligne directe — tranche 1 | - plancher : 0 €
- plafond : 8 072 €
- taux : 5 %
|
| Ligne directe — tranche 2 | - plancher : 8 072 €
- plafond : 12 109 €
- taux : 10 %
|
| Ligne directe — tranche 3 | - plancher : 12 109 €
- plafond : 15 932 €
- taux : 15 %
|
| Ligne directe — tranche 4 | - plancher : 15 932 €
- plafond : 552 324 €
- taux : 20 %
|
| Ligne directe — tranche 5 | - plancher : 552 324 €
- plafond : 902 838 €
- taux : 30 %
|
| Ligne directe — tranche 6 | - plancher : 902 838 €
- plafond : 1 805 677 €
- taux : 40 %
|
| Ligne directe — tranche 7 | - plancher : 1 805 677 €
- taux : 45 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 1 | - plancher : 0 €
- plafond : 8 072 €
- taux : 5 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 2 | - plancher : 8 072 €
- plafond : 15 932 €
- taux : 10 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 3 | - plancher : 15 932 €
- plafond : 31 865 €
- taux : 15 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 4 | - plancher : 31 865 €
- plafond : 552 324 €
- taux : 20 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 5 | - plancher : 552 324 €
- plafond : 902 838 €
- taux : 30 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 6 | - plancher : 902 838 €
- plafond : 1 805 677 €
- taux : 40 %
|
| Donation entre époux ou partenaires de PACS — tranche 7 | - plancher : 1 805 677 €
- taux : 45 %
|
| Frères et sœurs — tranche 1 | - plancher : 0 €
- plafond : 24 430 €
- taux : 35 %
|
| Frères et sœurs — tranche 2 | - plancher : 24 430 €
- taux : 45 %
|
| Parents jusqu'au 4e degré inclus (neveux, nièces, cousins germains…) — tranche 1 | - plancher : 0 €
- taux : 55 %
|
| Parents au-delà du 4e degré et non-parents — tranche 1 | - plancher : 0 €
- taux : 60 %
|
Source : Art. 777 CGI (Légifrance, en vigueur depuis le 30/12/2014) ; impots.gouv.fr ; notice 2705-NOT-SD (04-2025) · vérifié le 2 novembre 2026
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Barème fiscal de l'usufruit et de la nue-propriété
Valeur fiscale de l'usufruit viager selon l'âge révolu de l'usufruitier, et de l'usufruit à durée fixe par période de dix ans (plafonné à la valeur de l'usufruit viager ; 69 % au plus pour une personne morale, usufruit limité à 30 ans).
| Usufruit viager — tranche 1 | - âge révolu à partir de : 0 ans
- âge révolu inférieur à : 21 ans
- valeur de l'usufruit : 90 %
- valeur de la nue-propriété : 10 %
|
| Usufruit viager — tranche 2 | - âge révolu à partir de : 21 ans
- âge révolu inférieur à : 31 ans
- valeur de l'usufruit : 80 %
- valeur de la nue-propriété : 20 %
|
| Usufruit viager — tranche 3 | - âge révolu à partir de : 31 ans
- âge révolu inférieur à : 41 ans
- valeur de l'usufruit : 70 %
- valeur de la nue-propriété : 30 %
|
| Usufruit viager — tranche 4 | - âge révolu à partir de : 41 ans
- âge révolu inférieur à : 51 ans
- valeur de l'usufruit : 60 %
- valeur de la nue-propriété : 40 %
|
| Usufruit viager — tranche 5 | - âge révolu à partir de : 51 ans
- âge révolu inférieur à : 61 ans
- valeur de l'usufruit : 50 %
- valeur de la nue-propriété : 50 %
|
| Usufruit viager — tranche 6 | - âge révolu à partir de : 61 ans
- âge révolu inférieur à : 71 ans
- valeur de l'usufruit : 40 %
- valeur de la nue-propriété : 60 %
|
| Usufruit viager — tranche 7 | - âge révolu à partir de : 71 ans
- âge révolu inférieur à : 81 ans
- valeur de l'usufruit : 30 %
- valeur de la nue-propriété : 70 %
|
| Usufruit viager — tranche 8 | - âge révolu à partir de : 81 ans
- âge révolu inférieur à : 91 ans
- valeur de l'usufruit : 20 %
- valeur de la nue-propriété : 80 %
|
| Usufruit viager — tranche 9 | - âge révolu à partir de : 91 ans
- valeur de l'usufruit : 10 %
- valeur de la nue-propriété : 90 %
|
| Usufruit à durée fixe | - valeur par période : 23 %
- durée d'une période : 10 ans
- période commencée comptée entière (« sans fraction ») : SUPERIEUR
- Usufruit à durée fixe d'une personne morale (30 ans au plus) : valeur maximale : 69 %
|
Source : Art. 669 CGI ; BOI-ENR-DMTG-10-40-10-50 · en vigueur depuis le 1er janvier 2004
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Droits légaux du conjoint survivant (sans libéralité)
Vocation légale du conjoint survivant selon les autres héritiers en présence.
| Tous les enfants sont communs — option | - quart en pleine propriété : 25 %
- usufruit de la totalité : 100 %
|
| Au moins un enfant non commun — quart en pleine propriété | 25 % |
| Sans descendant, père et mère vivants | 50 % |
| Sans descendant, un seul parent vivant | 75 % |
| Ni descendant ni père ni mère | 100 % |
Source : Art. 757, 757-1 et 757-2 C. civ. · vérifié le 2 novembre 2026
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Rappel fiscal des donations antérieures
Délai au-delà duquel les donations antérieures ne sont plus rapportées et les abattements se reconstituent.
| Délai du rappel fiscal (donations et successions à compter du 17/08/2012) | 15 ans |
Source : Art. 784 CGI · en vigueur depuis le 17 août 2012 · vérifié le 2 novembre 2026
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Réserve héréditaire et action en réduction
Fraction de la succession réservée aux descendants selon leur nombre, ou au conjoint en l'absence de descendant ; la quotité disponible est le complément. Délais de l'action en réduction.
| Réserve globale des descendants — 1 enfant(s) | 50 % |
| Réserve globale des descendants — 2 enfant(s) | 66,66667 % |
| Réserve globale des descendants — 3 enfant(s) et plus | 75 % |
| Réserve du conjoint survivant non divorcé, sans descendant | 25 % |
| Prescription de l'action en réduction à compter de l'ouverture de la succession | - 5 ans
- Délai à compter de la connaissance de l'atteinte à la réserve : 2 ans
- Délai maximal à compter du décès : 10 ans
|
Source : Art. 912, 913, 914-1 et 921 C. civ. · vérifié le 2 novembre 2026
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Références légales
- Art. 913 Code civil — Réserve héréditaire : fraction de la succession réservée aux enfants (1/2, 2/3 ou 3/4 selon le nombre d'enfants)
- Art. 757 Code civil — Droits du conjoint survivant en présence d'enfants : usufruit de la totalité ou quart en pleine propriété si tous les enfants sont communs, quart en pleine propriété sinon
- Art. 669 CGI — Valeur fiscale de l'usufruit et de la nue-propriété selon l'âge de l'usufruitier
- Art. 914-1 Code civil — Réserve du conjoint survivant en l'absence d'enfants (1/4)
- Art. 1094-1 Code civil — Donation au dernier vivant : droits du conjoint survivant élargis
- Art. 777 CGI — Barème progressif des droits de mutation à titre gratuit en ligne directe
- Art. 779 CGI — Abattements : 100 000 € par enfant, 15 932 € frère/sœur, 7 967 € neveu/nièce
- Art. 796-0 bis CGI — Exonération totale des droits de succession pour le conjoint survivant et le partenaire PACS
Glossaire
- Réserve héréditaire
- Part de la succession que la loi garantit aux héritiers réservataires (descendants, ou conjoint en l'absence de descendants) ; aucun testament ni donation ne peut y porter atteinte.
- Quotité disponible
- Fraction de la succession dont le défunt peut librement disposer par testament ou donation, après déduction de la réserve héréditaire. Elle varie selon le nombre d'enfants (1/2, 1/3 ou 1/4).
- Dévolution légale (ab intestat)
- Règles de répartition de la succession fixées par la loi en l'absence de testament. La loi organise un ordre de priorité entre les héritiers (descendants, ascendants, collatéraux…).
- Donation au dernier vivant
- Acte notarié par lequel un époux améliore les droits de l'autre sur sa future succession, au-delà de la part légale et dans les limites de la quotité disponible ; elle prend effet au décès.
- Actif successoral net
- Valeur totale du patrimoine transmis après déduction des dettes, frais funéraires et charges de la succession. C'est la base de calcul des droits des héritiers.
Questions fréquentes
Peut-on déshériter un enfant par testament ?
Non, en droit français les enfants sont héritiers réservataires : une part minimale de la succession leur revient obligatoirement. Le testament ne peut porter que sur la quotité disponible, et un legs qui la dépasse peut être réduit à la demande des enfants.
Que se passe-t-il si l'on décède sans testament ?
La succession est répartie selon les règles légales de dévolution, qui fixent l'ordre des héritiers et leurs parts en tenant compte du conjoint survivant et des enfants. Le simulateur compare cette répartition par défaut avec celle qui résulterait du testament envisagé.
Peut-on léguer une partie de ses biens à un concubin ou à un ami par testament ?
Oui, dans la limite de la quotité disponible lorsqu'il existe des enfants. Un légataire sans lien de parenté supporte en revanche des droits de succession élevés, 60 % après un abattement de 1 594 €, que le simulateur chiffre dans le scénario legs à un tiers.
Comment rédiger un testament valable ?
Le testament olographe doit être entièrement écrit, daté et signé de la main de son auteur, tandis que le testament authentique est reçu par un notaire. Le dépôt chez un notaire et l'inscription au fichier central des dispositions de dernières volontés facilitent sa découverte au décès.
Le conjoint survivant hérite-t-il en présence d'enfants ?
Oui, sans testament il reçoit une part fixée par la loi, qui varie selon que les enfants sont tous issus du couple ou non. Il n'est toutefois pas héritier réservataire en présence de descendants, d'où l'intérêt de la donation entre époux, que le simulateur compare à la dévolution légale.
Les donations faites de son vivant réduisent-elles ce qu'on peut léguer par testament ?
Les donations antérieures rapportables peuvent réduire la quotité encore disponible au décès et remettre en cause certains legs. Le simulateur ne les intègre pas : en présence de donations passées, le résultat doit être vérifié avec un notaire.