Calculateur Coliving Pro
Calculez le rendement de votre projet Coliving : loyers par chambre, taux de vacance, frais de gestion et comparaison avec une location classique.
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Qu'est-ce que c'est ?
Ce simulateur évalue la rentabilité d'un investissement en coliving pour un bailleur-opérateur, c'est-à-dire la location d'un bien organisé en chambres privatives avec espaces communs partagés. Il chiffre le rendement net après charges, intègre les spécificités du coliving (prestations de services, meubles, renouvellement locataires plus fréquent) et compare avec une location classique en meublé traditionnel.
Comment ça fonctionne
L'utilisateur saisit le prix d'acquisition du bien, le nombre de chambres louables, le loyer par chambre (avec ou sans services), les charges d'exploitation (ménage, internet, abonnements, consommables), les frais de gestion spécifiques au coliving, le taux de vacance et le loyer d'une location classique du même bien. Le simulateur calcule les loyers bruts, les revenus nets après vacance, frais de gestion et charges, et le rendement net avant impôts, puis compare avec une location meublée classique du même bien. L'imposition des revenus (micro-BIC, régime réel ou para-hôtellerie) n'est pas chiffrée.
Loyers_bruts = Somme des loyers par chambre × 12 ; Loyers_apres_vacance = Loyers_bruts × (1 moins Taux_vacance) ; Revenus_nets = Loyers_apres_vacance × (1 moins Frais_gestion) moins Charges_annuelles ; Rendement_net = Revenus_nets / Prix_acquisition ; Rendement_classique = (Loyer_classique × 12 moins Charges_annuelles) / Prix_acquisition
À qui s'adresse ce simulateur ?
- Investisseurs immobiliers souhaitant optimiser le rendement de grands appartements ou maisons
- Propriétaires cherchant à transformer une colocation en coliving premium
- Opérateurs coliving évaluant la viabilité d'un nouveau projet
- CGP conseillant leurs clients sur les stratégies locatives alternatives
Avantages et inconvénients
Avantages
- Chiffre la rentabilité nette du coliving après toutes les charges d'exploitation spécifiques (ménage, internet, gestion, turn-over)
- Compare avec une location meublée classique pour identifier le profil de biens pour lequel le coliving est réellement plus rentable
- Raisonne avant impôts, ce qui permet de comparer coliving et location classique sur une base commune avant le choix du régime fiscal (micro-BIC, réel ou para-hôtelier)
- Permet de tester plusieurs hypothèses de taux d'occupation pour mesurer le seuil de rentabilité
Inconvénients
- Les charges d'exploitation du coliving sont souvent sous-estimées dans les simulations optimistes — turn-over, consommables et maintenance pèsent fortement
- Le taux d'occupation saisi est une hypothèse — une période de vacance prolongée détériore rapidement la rentabilité
- Ne vérifie pas les contraintes réglementaires locales (autorisation de changement d'usage, règlement de copropriété) qui peuvent interdire l'activité
- Ne traite pas la qualification juridique précise des baux (habitation, mobilité, prestation) qui dépend de la structure réelle de l'offre
Échéances et seuils
- Location meublée coliving : régime micro-BIC jusqu'à 83 600 € de recettes annuelles (abattement 50 %)
- Les revenus de location en coliving entrent dans la catégorie des BIC au titre de la location meublée. Le régime micro-BIC (abattement forfaitaire de 50 %) s'applique jusqu'à 83 600 € de recettes annuelles depuis les revenus 2026. Au-delà, le régime réel est obligatoire et permet de déduire les charges réelles et d'amortir le bien.
- Changement d'usage : autorisation municipale, amende pouvant atteindre 100 000 € par local
- Selon la forme d'exploitation, notamment la location répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage, la mise en coliving d'un logement peut constituer un changement d'usage soumis à autorisation préalable de la mairie dans les communes de plus de 200 000 habitants et en petite couronne parisienne (art. L631-7 CCH). L'absence d'autorisation expose à une amende civile pouvant atteindre 100 000 € par local irrégulièrement transformé (art. L651-2 CCH, depuis le 21 novembre 2024).
Points de vigilance
- Le coliving avec prestations intensives peut basculer en régime para-hôtelier (3 prestations sur 4 : fourniture du linge, ménage régulier, accueil, petit-déjeuner) qui change radicalement la fiscalité (BIC para-hôtelier + TVA)
- Le turn-over élevé des locataires en coliving augmente les coûts de gestion (rotation, remise en état, publicité) souvent sous-estimés dans les projections optimistes
- La qualification juridique du bail diffère selon l'organisation : bail d'habitation classique, bail mobilité, contrat de prestation — chaque qualification a ses propres obligations
- Le simulateur applique des hypothèses de taux d'occupation moyen — la réalité locale peut diverger fortement selon la ville et le quartier
- Les contraintes urbaines (autorisation de changement d'usage, règlement de copropriété) peuvent limiter ou interdire le coliving selon la commune
Barèmes et valeurs appliqués
Valeurs lues en base par le simulateur, avec leur source. Le calcul applique celles en vigueur à la date retenue.
Micro-BIC des locations meublées
Seuils de recettes et abattements forfaitaires du micro-BIC par type de location meublée (revenus 2026-2028).
| Micro-BIC longue durée | - seuil de recettes (revenus 2026) : 83 600 €/an
- abattement forfaitaire : 50 %
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| Micro-BIC tourisme classé | - seuil de recettes (revenus 2026) : 83 600 €/an
- abattement forfaitaire : 50 %
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| Micro-BIC tourisme non classé | - seuil de recettes (revenus 2026) : 15 000 €/an
- abattement forfaitaire : 30 %
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Source : CGI art. 50-0 (loi 2024-1039 art. 7) ; BOFiP ACTU-2025-00127 (19/08/2026) ; service-public A18880 (27/07/2026) · en vigueur depuis le 1er janvier 2026 · vérifié le 2 novembre 2026
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Règles des baux d'habitation
Bail mobilité, délai de révision du loyer, résidence principale, plafonnement temporaire de l'IRL (bouclier loyers).
| Bail mobilité | - durée maximale (non renouvelable) : 10 mois
- durée minimale : 1 mois
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| Résidence principale | logement occupé au moins 8 mois par an : 8 mois/an |
| Délai du bailleur pour demander la révision après la date de révision | 1 an |
Source : Loi 89-462 art. 2, 17-1, 25-14 ; loi 2022-1158 art. 12 ; loi 2023-568 art. 2 ; service-public F34759, F13723, F33175 ; ANIL · en vigueur depuis le 25 novembre 2018 · vérifié le 2 novembre 2026
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Règles des meublés de tourisme et du changement d'usage
Plafond de location de la résidence principale en meublé de tourisme, changement d'usage (communes concernées, amende civile).
| Location de la résidence principale en meublé de tourisme | - 120 jours par an au plus : 120 jours/an
- Plafond que la commune peut abaisser par délibération motivée, entre 90 et 119 jours : 90 jours/an
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| Autorisation de changement d'usage obligatoire dans les communes de plus de 200 000 habitants (et 92, 93, 94) | 200 000 habitants |
| Amende civile maximale par local pour changement d’usage sans autorisation | 100 000 € |
Source : C. tourisme art. L324-1-1 ; CCH art. L631-7, L651-2 ; loi 2024-1039 ; Guide pratique 2025 des meublés de tourisme (DHUP, sept. 2025) · en vigueur depuis le 1er janvier 2025 · vérifié le 2 novembre 2026
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Statut et régime de la location meublée (LMNP / LMP)
Seuil LMP, option pour le réel, report des déficits BIC non professionnels, réintégration des amortissements dans la plus-value, critère para-hôtelier.
| LMP | recettes meublées annuelles supérieures à 23 000 € (et aux autres revenus d'activité du foyer) : 23 000 €/an |
| Option pour le régime réel depuis le micro-BIC | valable un an, reconduite tacitement chaque année : 1 ans |
| Report du déficit de location meublée non professionnelle sur les mêmes revenus | 10 ans |
| Cessions à compter de cette date | amortissements déduits réintégrés dans la plus-value (hors résidences services) : 15 février 2025 |
| Para-hôtellerie | - au moins 3 des 4 prestations (petit-déjeuner, nettoyage, linge, accueil) : 3 prestations
- Nombre de prestations para-hôtelières de référence : 4 prestations
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Source : CGI art. 155 IV, 50-0, 156 I 1° ter, 150 VB, 261 D 4° ; impots.gouv FAQ LMNP (03/2026) ; BOI-BIC-DECLA-10-30 · en vigueur depuis le 15 février 2025 · vérifié le 2 novembre 2026
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Références légales
- Loi ELAN (2018) — Création du bail mobilité pour les locations meublées courte durée (1-10 mois)
- Art. 8-1 Loi du 6 juillet 1989 — Encadrement de la colocation avec baux multiples
- Art. 25-3 à 25-8 Loi ALUR — Régime de la location meublée
- Décret n°2015-981 — Liste des équipements obligatoires en meublé
- Code de la construction (R111-1 et suivants) — Normes de surface et habitabilité
- Art. L631-7 et L651-2 CCH — Autorisation de changement d'usage et amende civile en cas d'infraction
- Art. 50-0 CGI — Seuil et abattement du régime micro-BIC de la location meublée
Glossaire
- Coliving
- Mode d'habitat combinant espaces privatifs (chambre, salle de bain) et communs (cuisine, salon), avec services inclus et gestion professionnelle.
- Taux de vacance
- Pourcentage du temps où les chambres sont inoccupées (entre deux locataires, remise en état, etc.).
- Bail mobilité
- Contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie, destiné aux personnes en mobilité professionnelle ou étudiante.
- Rendement brut
- Loyers annuels rapportés au prix d'acquisition, avant charges, vacance et impôts.
- Rendement net
- Loyers diminués des charges, de la vacance et des frais de gestion, rapportés au prix d'acquisition, avant impôts.
- Opérateur coliving
- Société spécialisée qui gère le bien pour le propriétaire : recherche de locataires, ménage, maintenance, services aux résidents.
Questions fréquentes
Le coliving est-il plus rentable qu'une location meublée classique ?
Il peut l'être, car chaque chambre se loue séparément, mais les charges propres au coliving (ménage, internet, consommables, gestion, rotation des locataires) absorbent une partie de l'écart. Le résultat dépend surtout du taux d'occupation et du niveau réel de ces charges, que le simulateur permet de faire varier.
Comment sont imposés les revenus d'un coliving ?
En location meublée, ils relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, au micro-BIC ou au régime réel, qui permet de déduire les charges et d'amortir le bien. Si l'offre comprend au moins trois des quatre services para-hôteliers (accueil, petit-déjeuner, ménage régulier, linge), la fiscalité bascule vers la para-hôtellerie, avec TVA.
Faut-il une autorisation pour exploiter un logement en coliving ?
Selon la commune et la forme de l'exploitation, une autorisation de changement d'usage peut être exigée, en particulier dans les grandes villes. Le règlement de copropriété peut aussi restreindre l'activité ; le simulateur ne vérifie pas ces contraintes, à contrôler avant d'acheter.
Quel bail utiliser pour un coliving ?
Selon l'organisation retenue, il peut s'agir de baux d'habitation meublés individuels par chambre, de baux mobilité pour des séjours courts liés à une formation ou une mission, ou d'un contrat incluant des prestations. Chaque formule a ses propres obligations pour le bailleur.
Quel taux d'occupation retenir pour simuler un coliving ?
Un taux prudent, établi d'après le marché de la ville et du quartier, plutôt qu'un remplissage permanent. La rotation fréquente des locataires crée des périodes de vacance et des frais de remise en état ; tester plusieurs hypothèses dans le simulateur montre jusqu'où l'opération reste rentable.