Capacité d'Investissement

Calculez votre capacité d'investissement mensuelle. Simulateur gratuit pour déterminer combien et quand vous pouvez investir selon votre situation.

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Qu'est-ce que c'est ?

Ce simulateur chiffre la capacité d'investissement d'un foyer, c'est-à-dire le montant mensuel disponible pour constituer ou accroître un patrimoine après couverture des charges fixes et de l'épargne de précaution. Il distingue la capacité d'épargne courante et la capacité d'investissement long terme (plus volatile, plus rémunératrice), et propose une répartition selon le profil de risque et les objectifs patrimoniaux.

Comment ça fonctionne

L'utilisateur saisit ses revenus nets mensuels, ses charges fixes (logement, crédits, assurances, transports), ses charges variables (alimentation, loisirs), et sa situation d'épargne de précaution actuelle. Le simulateur calcule la capacité d'épargne libre, en retire la part dédiée à la constitution de l'épargne de précaution (si non constituée à hauteur de 3-6 mois de charges fixes), et restitue la capacité d'investissement long terme disponible pour les placements rémunérateurs.

Capacite_epargne_libre = Revenus_nets moins Charges_totales Capacite_investissement_LT = Capacite_epargne_libre moins Effort_epargne_precaution (viser 2 à 6 mois de revenus nets)

À qui s'adresse ce simulateur ?

  • Particuliers souhaitant structurer leur épargne et savoir quand investir
  • Jeunes actifs qui débutent leur constitution de patrimoine
  • Personnes avec projets qui veulent équilibrer épargne projets et investissement long terme
  • CGP / Conseillers pour établir un diagnostic rapide avec leurs clients

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Distingue clairement capacité d'épargne courante et capacité d'investissement long terme, évitant la confusion fréquente entre les deux
  • Intègre la constitution prioritaire de l'épargne de précaution, condition préalable à tout investissement à risque
  • Applique des règles de prudence (marge de sécurité, lissage des revenus variables) pour produire une capacité réaliste et soutenable
  • Permet de tester l'impact d'une réduction de charges ou d'une augmentation de revenus sur la capacité mobilisable

Inconvénients

  • La capacité est théorique — les comportements réels (achats impulsifs, dérives de budget) peuvent réduire significativement la capacité effectivement investie
  • Les revenus variables lissés sur une moyenne stable peuvent sous-estimer ou surestimer la capacité réelle selon la trajectoire de la carrière
  • Ne chiffre pas les arbitrages entre constitution de patrimoine et projets de vie (voyages, achat d'un bien), qui relèvent de choix personnels
  • Ne modélise pas l'inflation qui érode la capacité nominale saisie — à retraiter en valeur réelle pour une projection pluriannuelle

Échéances et seuils

Épargne de précaution recommandée : 2 à 6 mois de revenus sur un livret disponible
Avant d'investir, il est recommandé de disposer d'une réserve de liquidités équivalente à 2 à 6 mois de revenus nets sur un livret réglementé (Livret A, LDDS), sans risque de perte en capital. Cette réserve absorbe les imprévus sans contraindre à liquider des placements à long terme.
Taux d'endettement maximal recommandé : 35 % des revenus nets (recommandation HCSF depuis janvier 2022)
La recommandation HCSF fixe le taux d'effort maximal à 35 % des revenus nets, assurance emprunteur incluse, pour tout nouveau crédit immobilier depuis janvier 2022. Ce plafond est quasi-réglementaire pour les banques et constitue la référence pour évaluer la capacité d'endettement résiduelle.

Points de vigilance

  • L'épargne de précaution doit être constituée en priorité avant tout investissement à risque — 2 à 6 mois de revenus nets sur support liquide (livret A, LDDS, fonds euros accessible)
  • Les revenus variables (primes, commissions, freelance) doivent être lissés sur une moyenne stable : les surestimer gonfle artificiellement la capacité d'investissement
  • Les charges fixes doivent inclure les postes irréductibles réels (assurance, énergie, alimentation de base), pas seulement les charges contractuelles
  • La capacité d'investissement doit laisser une marge de sécurité — ne pas investir la totalité du disponible chaque mois, conserver un coussin pour les aléas
  • Le simulateur ne modélise pas les à-coups (grands travaux, changement de véhicule, dépenses de santé) qui peuvent ponctionner la capacité projetée
  • Le taux d'endettement suit le taux d'effort de la recommandation HCSF : il ne retient que les charges d'emprunt (capital, intérêts, assurance), pas le loyer ; un locataire qui achète sa résidence principale cesse de payer son loyer, mais un investisseur locatif qui reste locataire continue de le payer : la banque en tient compte dans le reste à vivre

Barèmes et valeurs appliqués

Valeurs lues en base par le simulateur, avec leur source. Le calcul applique celles en vigueur à la date retenue.

Normes d'octroi du crédit immobilier (HCSF)

Norme juridiquement contraignante du Haut Conseil de stabilité financière (D-HCSF-2021-7 du 29/09/2021, modifiée par D-HCSF-2023-2 et D-HCSF-2023-6) : taux d'effort, durée, différé, seuil de travaux, flexibilité.

Différé d'amortissement maximal (VEFA, construction, ancien avec travaux)2 ans
Durée maximale du crédit25 ans
Durée maximale avec différé27 ans
Part minimale de la flexibilité réservée aux primo-accédants
  • 30 %
  • Part minimale de la flexibilité réservée à la résidence principale : 70 %
  • Part de la production trimestrielle pouvant déroger : 20 % production
Part de travaux dans le montant total de l'opération ouvrant le différé dans l'ancien (D-HCSF-2023-6)10 % du coût total
Taux d'effort maximal, assurance comprise35 % revenus nets

Source : Décision D-HCSF-2021-7 modifiée (D-HCSF-2023-2, D-HCSF-2023-6 du 18/12/2023, JO 24/12/2023) ; economie.gouv.fr/hcsf ; Banque de France, ERS déc. 2023 · en vigueur depuis le 24 décembre 2023 · vérifié le 2 novembre 2026

Voir le barème complet →

Épargne de précaution recommandée

Fourchette usuelle de l'épargne de précaution, en mois de revenus.

Épargne de précaution, en mois de revenus — bas de fourchette
  • 2 mois
  • Épargne de précaution, en mois de revenus — haut de fourchette : 6 mois

Hypothèse de calcul estimée, modifiable dans le simulateur · Source : Banque de France (éducation financière), réponse publiée par l'INC le 24/06/2024 · vérifié le 2 novembre 2026

Hypothèses et pratiques de marché du crédit

Fourchettes de pratique bancaire utilisées par les simulateurs : garanties, mainlevée, assurance emprunteur, capacité d'emprunt, prêt in fine, rachat, crédit lombard, crédit à la consommation. Seules les fourchettes de TAEG du crédit à la consommation s'appuient sur une publication (taux effectifs moyens Banque de France, T3 2026 : 6,42 % > 6 000 € ; 11,82 % de 3 000 à 6 000 € ; 17,70 % ≤ 3 000 €). Les autres valeurs sont des pratiques de marché sans publication officielle retrouvée.

Afficher les 33 lignes du barème
Assurance groupe bancaire, haut de fourchette
  • 0,45 % capital/an
  • Assurance groupe bancaire, bas de fourchette : 0,3 % capital/an
Poids de l'assurance dans le coût total du crédit, haut
  • 40 %
  • Poids de l'assurance dans le coût total du crédit, bas : 20 %
Taux d'assurance en délégation, profil bon0,12 % capital/an
Taux d'assurance en délégation, profil excellent0,08 % capital/an
Taux d'assurance en délégation, profil fumeur0,2 % capital/an
Taux d'assurance en délégation, profil risque_aggrave0,35 % capital/an
Majoration d'âge 1
  • âge au-delà duquel elle s'ajoute : 40 ans
  • Majoration d'âge 1 (cumulative) : 0,02 points de %
Majoration d'âge 2
  • âge au-delà duquel elle s'ajoute : 50 ans
  • Majoration d'âge 2 (cumulative) : 0,05 points de %
Majoration d'âge 3
  • âge au-delà duquel elle s'ajoute : 60 ans
  • Majoration d'âge 3 (cumulative) : 0,1 points de %
Apport minimal (seuil d'alerte)
  • 10 % du budget
  • Apport recommandé, haut : 30 % du budget
  • Apport recommandé, bas : 20 % du budget
Pondération bancaire des loyers dans les revenus70 %
Endettement qualifié d'élevé au-delà du seuil HCSF40 % revenus nets
Seuil d'endettement usuel pour le crédit à la consommation33 % revenus bruts
Crédit conso — duree pret personnel
  • duree_max : 84 mois
  • duree_min : 3 mois
Crédit conso — taeg pret personnel
  • taux_max : 7 %
  • taux_min : 4 %
Crédit conso — taeg renouvelable
  • taux_max : 20 %
  • taux_min : 15 %
Garantie de prêt — caution
  • taux : 1,2 % du capital
  • taux_max : 1,5 % du capital
  • taux_min : 1 % du capital
Garantie de prêt — ensemble
  • taux_max : 2 % du capital
  • taux_min : 1 % du capital
Garantie de prêt — hypotheque
  • taux : 1,5 % du capital
  • taux_max : 2 % du capital
  • taux_min : 1,5 % du capital
Garantie de prêt — mainlevee hypotheque
  • taux : 0,3 % du capital
  • taux_max : 0,5 % du capital
Prêt in fine — apport av
  • taux_max : 30 % du capital
  • taux_min : 10 % du capital
Prêt in fine — duree
  • duree_max : 15 ans
  • duree_min : 3 ans
Prêt in fine — ecart taux amortissable
  • taux_max : 0,5 points de %
  • taux_min : 0,3 points de %
Crédit lombardquotité de financement, actions blue chip : 50 %
Crédit lombardquotité de financement, actions small cap : 45 %
Crédit lombardquotité de financement, av fonds euros : 70 %
Crédit lombardquotité de financement, av uc : 60 %
Crédit lombardquotité de financement, obligations ig : 60 %
Crédit lombardquotité de financement, scpi opci : 45 %
Rachat de crédit — delai mise en place
  • duree_max : 3 mois
  • duree_min : 2 mois
Rachat de crédit — duree restante
  • duree_max : 10 ans
  • duree_min : 7 ans
Rachat de crédit — ecart taux
  • seuil_alerte : 0,7 points de %
  • taux_max : 1 points de %
  • taux_min : 0,7 points de %
Taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits à l'habitat (hors renégociations), août 20263,32 %

Hypothèse de calcul estimée, modifiable dans le simulateur · Source : Pratiques de marché (non réglementaires) ; Banque de France, taux effectifs moyens 2026-Q4 (crédit à la consommation) · en vigueur depuis le 1er août 2026

Références légales

  • Règle 50/30/20 — 50% besoins, 30% envies, 20% épargne (Elizabeth Warren)
  • Décision HCSF D-HCSF-2021-7 modifiée — Taux d'endettement ≤ 35 % des revenus nets, assurance incluse
  • Banque de France, éducation financière — Épargne de précaution de 2 à 6 mois de revenus
  • Formule des intérêts composés — Mathématique standard des placements

Glossaire

Épargne de précaution
Réserve financière liquide pour faire face aux imprévus (perte d'emploi, réparations...).
Taux d'épargne
Part des revenus nets mise de côté, exprimée en pourcentage.
Taux d'endettement
Part des revenus nets consacrée aux remboursements de crédits ; le HCSF la limite à 35 %, assurance comprise.
Reste à vivre
Montant disponible chaque mois après paiement des charges fixes et des mensualités de crédit.
Intérêts composés
Méthode de calcul où les intérêts génèrent eux-mêmes des intérêts sur les périodes suivantes.
Profil de risque
Tolérance de l'investisseur aux fluctuations de son épargne, résumée en prudent, équilibré ou dynamique.

Questions fréquentes

Combien faut-il garder d'épargne de précaution avant d'investir ?

La Banque de France recommande de conserver l'équivalent de deux à six mois de revenus, sur un support disponible et sans risque comme un livret réglementé. Cette réserve évite de devoir vendre des placements de long terme au mauvais moment lors d'un imprévu.

Quelle différence entre capacité d'épargne et capacité d'investissement ?

La capacité d'épargne est ce qui reste chaque mois après toutes les dépenses. La capacité d'investissement n'en est qu'une partie : celle qui demeure une fois l'épargne de précaution constituée, et qui peut être placée sur un horizon long, avec davantage de risque.

Comment intégrer des revenus variables dans son budget d'investissement ?

Il vaut mieux les lisser sur une moyenne prudente plutôt que de retenir une bonne année. Surestimer primes, commissions ou revenus d'indépendant gonfle artificiellement la somme investissable et expose à devoir désinvestir lors d'une année plus faible.

Faut-il investir tout son disponible chaque mois ?

Non, il est préférable de garder une marge pour les dépenses irrégulières comme des travaux, un changement de véhicule ou des frais de santé, que le simulateur ne modélise pas. Investir la totalité du reste disponible rend le plan fragile au moindre aléa.

Le calcul de la capacité d'investissement tient-il compte de l'inflation ?

Non, la capacité est calculée en euros courants à partir des montants saisis. Pour une projection sur plusieurs années, il faut raisonner en valeur réelle, car l'inflation réduit peu à peu le pouvoir d'achat de la somme mise de côté chaque mois.