Définition
Ce simulateur chiffre le rendement d'un placement sur livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) avec le taux en vigueur ou projeté. Il applique l'exonération d'impôt et de prélèvements sociaux, intègre les plafonds propres à chaque livret et compare le rendement réel net de l'inflation pour évaluer la préservation du pouvoir d'achat.
Comment ça fonctionne
L'utilisateur saisit le capital initial, les versements périodiques, la durée de placement, le type de livret (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) et l'hypothèse d'inflation. Le simulateur applique le taux en vigueur (révisé au 1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août selon la formule INSEE), calcule les intérêts avec la règle des quinzaines (versements à partir du 1ᵉʳ ou 16 du mois), vérifie le plafond applicable (22 950 € Livret A, 12 000 € LDDS, 10 000 € LEP, 1 600 € Livret Jeune) et restitue le rendement réel après inflation.
Intérêts = Somme des soldes × Taux × Durée/365 (règle des quinzaines)
Pour qui
- Épargnants prudents plaçant leur épargne de précaution sans risque
- Détenteurs de LEP vérifiant l'avantage du taux supérieur vs Livret A
- Parents calculant les intérêts d'un livret ouvert pour leurs enfants
- Épargnants comparant les livrets réglementés aux comptes à terme et autres placements sans risque
Avantages
- Applique les taux en vigueur au jour de la simulation et la règle des quinzaines pour un calcul fidèle au fonctionnement bancaire
- Vérifie les plafonds propres à chaque livret et alerte sur le dépassement
- Chiffre le rendement réel net de l'inflation, seul indicateur pertinent pour évaluer la préservation du pouvoir d'achat
- Compare plusieurs livrets entre eux pour identifier la meilleure allocation sécurisée disponible
Inconvénients
- Les taux évoluent tous les 6 mois — la projection à long terme est approximative, seul le court terme (jusqu'à la prochaine révision) est précis
- L'éligibilité au LEP doit être vérifiée au dépôt : le simulateur applique le régime saisi sans vérifier le RFR du foyer
- Les rendements réels nets sont faibles voire négatifs en période inflationniste — le simulateur ne fait que constater cette réalité
- Ne compare pas avec d'autres placements sécurisés non-réglementés (fonds euros, comptes à terme) qui peuvent être plus rémunérateurs selon le moment
Points de vigilance
- Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an (1ᵉʳ février et 1ᵉʳ août) selon une formule indexée sur l'inflation et les taux monétaires — le simulateur applique le taux en vigueur à la date de simulation
- La règle des quinzaines fait que les intérêts ne sont crédités qu'à partir de la quinzaine suivante : un versement le 2 d'un mois ne produit pas d'intérêts pour la 1re quinzaine
- Le simulateur suppose chaque versement mensuel effectué le 1er du mois (rémunéré à partir du 16) et le taux actuel maintenu sur toute la durée : un taux révisé à la baisse réduirait les intérêts
- Le LEP est réservé aux foyers aux revenus modestes (plafond de RFR selon la composition familiale) — le simulateur signale la condition mais ne la vérifie pas automatiquement
- Les plafonds sont stricts : un versement au-delà du plafond est automatiquement rejeté par la banque, pas de retour arrière possible
- Le rendement réel est souvent proche de zéro ou légèrement positif selon le cycle d'inflation — le simulateur met cette réalité en évidence face à la perception d'un placement rémunérateur
Échéances et seuils
- Livret A et LDDS : taux 1,7 % depuis le 1er août 2026 — Le taux du Livret A et du LDDS est fixé à 1,7 % depuis le 1er août 2026, après 1,5 % du 1er février au 31 juillet 2026. Plafond Livret A : 22 950 €. Plafond LDDS : 12 000 €.
- LEP : taux 2,5 % depuis le 1er février 2026 — Le taux du Livret d'Épargne Populaire est de 2,5 % depuis le 1er février 2026. Il est destiné aux personnes dont le Revenu Fiscal de Référence (RFR) n'excède pas un plafond fixé selon le nombre de parts du foyer. Plafond : 10 000 €. La règle impose que le taux LEP soit toujours supérieur au taux d'inflation.
- Révision des taux : 1er février et 1er août — Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an par le Ministre de l'Économie sur proposition de la Banque de France, selon une formule prenant en compte l'inflation (IPCH) et les taux monétaires (€STR). Le simulateur utilise les taux actuellement en vigueur.
Références légales
- Art. L221-1 à L221-9 Code monétaire et financier — Régime du Livret A
- Art. L221-27 Code monétaire et financier — Régime du LDDS
- Art. L221-13 à L221-17-2 Code monétaire et financier — Régime du LEP
- Art. 157-7° bis CGI — Exonération des intérêts de livrets réglementés
- Règlement CRBF n° 86-13 du 14 mai 1986 modifié — Formule de calcul et révision semestrielle des taux du Livret A et du LDDS
- Règlement CRBF n° 86-13 du 14 mai 1986 modifié — Formule de calcul et révision semestrielle du taux du LEP
Glossaire
- Livret A — Produit d'épargne réglementée le plus répandu en France (55 millions de détenteurs). Taux fixé par l'État, intérêts exonérés d'IR et de prélèvements sociaux. Plafond : 22 950 €. Accessible à tous, y compris aux non-résidents fiscaux.
- LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) — Livret réglementé au même taux que le Livret A, avec un plafond inférieur (12 000 €). Réservé aux résidents fiscaux français majeurs. Peut être cumulé avec un Livret A. Les fonds collectés financent des projets écologiques et solidaires.
- LEP (Livret d'Épargne Populaire) — Livret réglementé à taux bonifié (2,5 %), réservé aux personnes à revenus modestes (RFR sous un plafond fixé selon le nombre de parts). Plafond : 10 000 €. Son taux est garanti supérieur à l'inflation. Un LEP par personne, deux au plus par foyer fiscal.
- Rendement réel — Rendement après déduction de l'inflation, représentant le gain effectif en pouvoir d'achat.
- Règle des quinzaines — Mécanisme de calcul des intérêts des livrets réglementés. Un dépôt ne commence à produire des intérêts qu'à partir du 1er ou du 16 du mois suivant la date du dépôt (la quinzaine la plus proche). De même, un retrait cesse de produire des intérêts dès la quinzaine précédant le retrait. Pour maximiser les intérêts, il faut déposer avant le 1er ou le 16 et retirer après le 1er ou le 16.
Questions fréquentes
- Comment sont calculés les intérêts du Livret A ? — Par quinzaines : une somme déposée rapporte à partir du 1er ou du 16 qui suit le dépôt, et cesse de rapporter à la quinzaine qui précède un retrait. Les intérêts de l'année sont crédités au 31 décembre, puis produisent eux-mêmes des intérêts l'année suivante.
- Peut-on avoir à la fois un Livret A et un LDDS ? — Oui, les deux se cumulent, mais chaque personne ne peut détenir qu'un seul Livret A et un seul LDDS. Ils servent le même taux et bénéficient de la même exonération ; seuls leur plafond et l'affectation des fonds collectés diffèrent.
- Les intérêts du Livret A et du LDDS sont-ils imposables ? — Non. Ils sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, et n'ont pas à être déclarés. Le taux affiché correspond donc directement au rendement net perçu par l'épargnant, avant prise en compte de l'inflation.
- Que se passe-t-il quand le Livret A atteint son plafond ? — Les nouveaux versements au-delà du plafond sont refusés. En revanche, la capitalisation des intérêts peut faire dépasser le plafond sans pénalité, et les intérêts continuent alors de courir sur la totalité du solde.
- Qui peut ouvrir un LEP ? — Une personne fiscalement domiciliée en France dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond fixé selon le nombre de parts du foyer. Chaque personne ne peut en détenir qu'un, et un foyer fiscal deux au plus, un pour chaque membre du couple.
- Le Livret A protège-t-il vraiment contre l'inflation ? — Pas toujours. Son taux tient compte de l'inflation passée lors des révisions semestrielles, mais le rendement réel, c'est-à-dire le taux diminué de la hausse des prix, peut être faible ou négatif. Le simulateur calcule ce rendement réel à partir de l'hypothèse d'inflation saisie.
Ticket d'investissement
- Accessible à tous — Aucun capital minimum requis. Simulation de droits, calculs budgétaires courants.
- À partir de 500 000 € — Montage structuré pour patrimoines importants. CGP ou avocat fiscaliste requis.
Complexité du montage
- Expert — Ingénierie patrimoniale — Montage complexe impliquant plusieurs règles fiscales. CGP ou avocat fiscaliste requis.
Profils concernés
- Travailleur non-salarié (artisan, commerçant, profession libérale)
- Expatrié / Non-résident fiscal