🏢 Micro vs Société (EURL/SASU)
Comparez les statuts et trouvez le meilleur pour votre situation
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🏆 Classement par revenu net
📚 Aide — Micro vs Société (EURL/SASU)
Définition
Ce simulateur compare les différentes formes juridiques pour un entrepreneur individuel : micro-entreprise, EURL (à l'IR ou à l'IS) et SASU. Il calcule le revenu net disponible après charges sociales et impôts.
L'objectif est d'identifier la structure la plus avantageuse selon votre chiffre d'affaires et votre situation fiscale personnelle.
Comment ça fonctionne
Le simulateur compare quatre structures pour un même chiffre d'affaires : micro-entreprise, EURL à l'IR, EURL à l'IS et SASU. Pour chaque structure, il calcule les charges sociales obligatoires, l'impôt sur les bénéfices ou sur le revenu, puis détermine le revenu net disponible après toutes charges.
Pour 4 structures {Micro, EURL-IR, EURL-IS, SASU} : Revenu_net = CA moins Charges_sociales moins (IR ou IS + PFU sur dividendes) Structure_optimale = argmax(Revenu_net)
Pour qui
- Créateurs d'entreprise choisissant leur statut juridique
- Auto-entrepreneurs envisageant un passage en société
- Freelances / Consultants optimisant leur rémunération
- Experts-comptables / CGP conseillant leurs clients entrepreneurs
Avantages
- Calcule le revenu net disponible dans chaque cadre : micro-BIC / micro-BNC (avec ou sans versement libératoire) vs EURL à l'IR, EURL à l'IS, SASU à l'IS
- Intègre les cotisations sociales réelles (SSI pour gérant majoritaire, régime général pour président SASU) et la CSG/CRDS sur les dividendes
- Chiffre l'impact de la distribution de dividendes en société (PFU 31,4 % ou barème + abattement 40 %) comparé au revenu micro
- Identifie les seuils de bascule : plafonds de chiffre d'affaires micro (83 600 € BNC, 203 100 € BIC vente, 83 600 € BIC services), et le CA au-delà duquel la société devient fiscalement avantageuse
Inconvénients
- Ne chiffre pas les coûts récurrents de structure société (expert-comptable, comptes annuels, frais de constitution) qui pèsent particulièrement sur les petits CA
- Les cotisations SSI du gérant majoritaire sont modélisées sur une base stable : les appels provisionnels et régularisations N+2 créent en pratique une volatilité de trésorerie non représentée
- Ne traite pas les dimensions non-fiscales déterminantes (protection sociale, droits retraite, crédibilité bancaire, responsabilité juridique)
- Suppose des revenus stables : la comparaison peut diverger fortement en cas d'activité saisonnière ou à la hausse rapide (franchissement de seuils en cours d'année)
Points de vigilance
- Les coûts récurrents d'une société (expert-comptable, comptes annuels, frais de constitution) ne sont pas intégrés — les ajouter pour comparer le coût total
- Les cotisations SSI du gérant majoritaire simulées reposent sur une base stable : les appels provisionnels et régularisations N+2 créent une volatilité de trésorerie non représentée
- La dimension non-fiscale du choix (protection sociale, droits retraite, crédibilité bancaire, responsabilité juridique) n'est pas chiffrée et pèse autant que la fiscalité
- L'ACRE n'est appliquée qu'à la micro-entreprise. En EURL et en SASU, elle exonère pendant douze mois le quart des cotisations maladie, maternité, veuvage, vieillesse de base, invalidité-décès et allocations familiales si le revenu ne dépasse pas les trois quarts du plafond annuel de la sécurité sociale, puis de façon dégressive jusqu'à ce plafond, et plus du tout au-delà (code de la sécurité sociale, art. D131-6-1, créations et reprises depuis le 01/01/2026). Le simulateur ne ventile pas les cotisations de société par risque : il les compte sans ACRE, leur coût la première année est surestimé et la comparaison penche vers la micro-entreprise pour un créateur éligible
- Les taux de cotisations retenus en EURL (environ 50 % du revenu net) et en SASU (45 % patronales, 22 % salariales) sont des moyennes forfaitaires : le coût réel dépend du niveau de revenu
- Les seuils de chiffre d'affaires micro s'apprécient sur deux années consécutives : le simulateur raisonne sur une année type mais ne modélise pas les effets de franchissement
- Le choix IR/IS et la politique de distribution de dividendes supposent un bénéfice distribuable : le simulateur affiche l'optimum théorique, à ajuster selon les besoins de rémunération réels
Échéances et seuils
- Seuils micro-entreprise : 203 100 € / 83 600 € — Le régime micro s'applique sous les seuils de CA de 2026 à 2028 : 203 100 € pour les activités de vente, 83 600 € pour les prestations de services et professions libérales. Au-delà pendant 2 années consécutives, basculement au régime réel.
- Abattement forfaitaire micro : 34 % à 71 % — L'abattement micro couvre forfaitairement les charges : 71 % (vente), 50 % (prestations de services), 34 % (professions libérales). Le bénéfice imposable est le CA après abattement.
Références légales
- Art. 50-0 CGI — Régime micro-BIC
- Art. 102 ter CGI — Régime micro-BNC
- Art. 151 septies CGI — Exonération plus-values professionnelles
- Art. L131-6 CSS — Assiette des cotisations TNS
- Art. L311-3 CSS — Affiliation des dirigeants de société
Glossaire
- TNS (Travailleur Non Salarié) — Travailleur indépendant (artisan, commerçant, profession libérale, entrepreneur individuel, gérant majoritaire de SARL ou d'EURL) affilié à la Sécurité sociale des indépendants ou à une caisse libérale : cotisations plus faibles qu'un salarié, protection moindre (pas d'assurance chômage, indemnités journalières réduites).
- Assimilé salarié — Statut social du président de SAS ou de SASU et du gérant minoritaire de SARL : rattaché au régime général de la Sécurité sociale, hors assurance chômage. Cotisations plus élevées qu'un travailleur non salarié, meilleure protection.
- ACRE — Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise. Exonération partielle de charges la 1ère année : pour un micro-entrepreneur, 25 % des cotisations pour une création ou reprise depuis le 01/07/2026 (50 % auparavant).
- Versement libératoire — Option du micro-entrepreneur qui paie l'impôt sur le revenu avec ses cotisations, par un pourcentage fixe du chiffre d'affaires (1 % à 2,2 %), au lieu du barème progressif ; réservée sous condition de revenu fiscal de référence.
- IS (Impôt sur les Sociétés) — Impôt sur le bénéfice des sociétés. Taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € (PME), puis 25 % au-delà.
- Flat tax — Nom courant du prélèvement forfaitaire unique (PFU) : imposition à taux unique des revenus du capital, 31,4 % au total (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
Questions fréquentes
- Quand faut-il passer de la micro-entreprise à une société ? — Lorsque les charges réelles de l'activité dépassent nettement l'abattement forfaitaire, quand le chiffre d'affaires approche les plafonds du régime micro, ou quand on souhaite laisser des bénéfices dans l'entreprise à l'impôt sur les sociétés. La comparaison doit tenir compte des frais de tenue d'une société.
- Quelle différence entre EURL et SASU pour le dirigeant ? — Le gérant majoritaire d'EURL relève de la sécurité sociale des indépendants, avec des cotisations plus faibles mais une protection moindre. Le président de SASU est assimilé salarié : il cotise au régime général, plus coûteux, mais n'a pas droit à l'assurance chômage.
- Vaut-il mieux se payer en salaire ou en dividendes en SASU ? — Le salaire supporte des cotisations mais ouvre des droits à retraite et à protection sociale, et il est déductible du bénéfice. Les dividendes, versés après impôt sur les sociétés, ne supportent pas de cotisations en SASU mais n'ouvrent aucun droit. Le bon dosage dépend du besoin de revenu et de protection.
- Que se passe-t-il si l'on dépasse le plafond de chiffre d'affaires de la micro-entreprise ? — Un dépassement ponctuel est toléré : on ne sort du régime micro que si le chiffre d'affaires dépasse le plafond deux années civiles de suite, à compter du 1er janvier suivant. Il faut alors tenir une comptabilité au régime réel.
- Une EURL est-elle forcément soumise à l'impôt sur les sociétés ? — Non. L'EURL dont l'associé unique est une personne physique relève par défaut de l'impôt sur le revenu, avec une option possible pour l'impôt sur les sociétés. Ce choix change la manière d'imposer la rémunération du gérant et les bénéfices conservés.
Ticket d'investissement
- À partir de 10 000 € — Épargne constituée. Placement financier, investissement locatif, préparation retraite.
Complexité du montage
- Intermédiaire — Montage à étudier — Conditions cumulatives, plusieurs régimes possibles. Conseil CGP recommandé.
Profils concernés
- Dirigeant / Chef d'entreprise