Définition
Ce simulateur compare les deux modalités de départ à la retraite d'un salarié : le départ volontaire (à l'initiative du salarié) et la mise à la retraite (à l'initiative de l'employeur, possible à partir de 70 ans hors accord antérieur). Il chiffre l'indemnité due dans chacun des cas et la fraction exonérée d'impôt, qui diffère significativement selon la modalité.
Comment ça fonctionne
L'utilisateur saisit son ancienneté, son salaire de référence (moyenne 12 ou 3 mois selon formule la plus favorable), la convention collective applicable et la modalité envisagée (départ volontaire ou mise à la retraite). Le simulateur applique le barème légal minimal propre à chaque modalité, puis la formule conventionnelle saisie, retient la plus favorable, et calcule la fraction exonérée d'impôt selon les plafonds du CGI.
Départ volontaire : Exonération limitée (cadre PSE uniquement) — Mise à la retraite : Exonération du plus élevé du montant légal ou conventionnel, de 2 fois la rémunération annuelle brute ou de 50 % de l'indemnité, dans la limite de 5 PASS
Pour qui
- Salariés approchant la retraite souhaitant anticiper le montant et la fiscalité de leur indemnité
- DRH et employeurs estimant le coût d'une mise à la retraite
- CGP et avocats optimisant la stratégie de départ de leurs clients
- Experts-comptables calculant l'impact IR pour le foyer fiscal
Avantages
- Chiffre les deux indemnités (légale et conventionnelle) dans chacune des deux modalités de départ
- Applique les plafonds fiscaux propres à chaque modalité (exonération plus favorable en mise à la retraite)
- Prend en compte l'ancienneté, le salaire de référence et la convention collective pour un calcul précis
- Permet de simuler l'impact d'un report de départ de quelques mois sur l'indemnité finale
Inconvénients
- Ne vérifie pas la faisabilité de la mise à la retraite qui dépend de l'âge du salarié et d'éventuels accords collectifs
- Ne dispose pas d'une base des conventions collectives — la formule conventionnelle doit être saisie manuellement
- Ne chiffre pas la contribution patronale spécifique de 40 % (ruptures effectives depuis le 1er janvier 2026) sur la part de l'indemnité de mise à la retraite exclue des cotisations — coût employeur non modélisé
- Ne traite pas les cas spécifiques (retraite anticipée pour carrière longue, pénibilité, handicap) qui ont leurs propres règles
Points de vigilance
- L'exonération fiscale est plus favorable en mise à la retraite qu'en départ volontaire — le simulateur applique les plafonds propres à chaque modalité
- La mise à la retraite n'est possible qu'à partir de 70 ans sans accord du salarié (ou avant selon accord écrit) : le simulateur n'applique pas cette règle d'âge qui conditionne la faisabilité
- L'indemnité conventionnelle dépend de la convention collective : le simulateur propose une formule à saisir, à vérifier dans le texte applicable
- Les prélèvements salariaux sur la part soumise sont estimés au taux moyen de 24,1 % du brut (cotisations, CSG et CRDS, Insee) : au-delà du plafond de la Sécurité sociale, ils sont surestimés et le net affiché est donc un minimum ; la contribution patronale de 40 % sur la mise à la retraite n'est pas intégrée
- L'impôt tient compte du plafonnement du quotient familial (1 807 € par demi-part) et de la décote, mais pas des plafonds propres au parent isolé ni des réductions et crédits d'impôt du foyer
- Le régime fiscal et social de l'indemnité de rupture conventionnelle à l'approche de la retraite diffère — à simuler séparément le cas échéant
Échéances et seuils
- Barème légal : de 0,5 à 2 mois de salaire — L'indemnité légale varie selon l'ancienneté : 0,5 mois après 10 ans, 1 mois après 15 ans, 1,5 mois après 20 ans, 2 mois après 30 ans. La convention collective peut prévoir un barème plus favorable.
- Exonération fiscale sous conditions — L'indemnité de départ volontaire est imposable à l'IR. Seule l'indemnité de mise à la retraite par l'employeur bénéficie d'exonérations (plus élevé du montant légal ou conventionnel, du double de la rémunération annuelle brute ou de la moitié de l'indemnité, dans la limite de 5 PASS).
Références légales
- Art. L1237-7 Code du travail — Mise à la retraite par l'employeur (indemnité = licenciement)
- Art. L1237-9 Code du travail — Indemnité de départ volontaire à la retraite
- Art. 80 duodecies CGI — Régime fiscal des indemnités de rupture
- Art. 163-0 A CGI — Système du quotient pour les revenus exceptionnels
- Art. L242-1 CSS — Assiette des cotisations sociales sur les indemnités de rupture
- BOI-RSA-CHAMP-20-40-10-20 — Doctrine fiscale sur les indemnités de fin de carrière
Glossaire
- Départ volontaire — Le salarié prend l'initiative de quitter l'entreprise pour faire valoir ses droits à la retraite. L'indemnité est entièrement imposable à l'IR.
- Mise à la retraite — L'employeur décide de mettre fin au contrat pour cause de retraite. Possible à partir de 70 ans sans accord, ou dès 67 ans avec l'accord du salarié. Indemnité au moins égale à celle de licenciement.
- Système du quotient — Mécanisme fiscal permettant d'atténuer la progressivité de l'IR sur un revenu exceptionnel. On calcule le supplément d'IR dû à 1/4 du revenu exceptionnel, puis on multiplie par 4. Évite la surtaxation liée au franchissement de tranches.
- PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) — Valeur de référence de la Sécurité sociale, 48 060 € en 2026 : elle sert au calcul des cotisations, des droits à pension et de nombreux plafonds fiscaux et sociaux.
- CSG / CRDS — Contributions sociales prélevées sur les revenus. Sur les indemnités de rupture, le taux est de 9,7 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 %) sur la fraction excédant l'indemnité légale ou conventionnelle.
Questions fréquentes
- L'indemnité de départ volontaire à la retraite est-elle imposable ? — Oui, hors plan de sauvegarde de l'emploi, elle est imposable comme un salaire et soumise aux cotisations sociales. Pour atténuer la hausse d'impôt de l'année de versement, le salarié peut demander l'application du système du quotient prévu pour les revenus exceptionnels.
- Quelle différence entre départ volontaire et mise à la retraite ? — Le départ volontaire est décidé par le salarié, la mise à la retraite par l'employeur, qui ne peut l'imposer qu'à partir de 70 ans et doit sinon recueillir l'accord du salarié. L'indemnité de mise à la retraite est au moins égale à l'indemnité de licenciement et bénéficie d'un régime fiscal plus favorable.
- Comment calculer l'indemnité de départ à la retraite ? — Le minimum légal dépend de l'ancienneté dans l'entreprise et s'exprime en mois de salaire de référence, calculé sur la moyenne la plus favorable des derniers mois. Si la convention collective prévoit une formule plus avantageuse, c'est elle qui s'applique, d'où la comparaison faite par le simulateur.
- Le simulateur calcule-t-il le coût d'une mise à la retraite pour l'employeur ? — Non, la contribution patronale due sur les indemnités de mise à la retraite n'est pas chiffrée. Le simulateur ne vérifie pas non plus l'âge du salarié, qui conditionne pourtant la possibilité même d'une mise à la retraite.
- Une rupture conventionnelle proche de la retraite est-elle avantageuse ? — Lorsque le salarié peut déjà liquider une pension de retraite de base, l'indemnité de rupture conventionnelle perd son exonération fiscale et sociale et devient entièrement imposable. Ce cas, que le simulateur ne traite pas, mérite une comparaison préalable avec un départ volontaire.
Ticket d'investissement
- Accessible à tous — Aucun capital minimum requis. Simulation de droits, calculs budgétaires courants.
- À partir de 10 000 € — Épargne constituée. Placement financier, investissement locatif, préparation retraite.
Complexité du montage
- Expert — Ingénierie patrimoniale — Montage complexe impliquant plusieurs règles fiscales. CGP ou avocat fiscaliste requis.
Profils concernés
- Salarié du privé
- Travailleur non-salarié (artisan, commerçant, profession libérale)
- Retraité