Définition
Ce simulateur compare la rentabilité nette après fiscalité de trois enveloppes d'investissement : le Plan d'Épargne en Actions (PEA), le Compte-Titres Ordinaire (CTO) et l'assurance-vie. Pour un même capital investi, une même performance sous-jacente et un même horizon, il chiffre le capital net disponible à la sortie dans chacune des trois enveloppes.
Comment ça fonctionne
L'utilisateur saisit le capital initial, les versements périodiques, le rendement annuel espéré, la durée de l'investissement et la composition de son foyer fiscal. Le simulateur applique la fiscalité propre à chaque enveloppe : exonération d'IR au-delà de 5 ans sur le PEA (seuls prélèvements sociaux de 18,6 %), PFU de 31,4 % sur le CTO, PFU de 30 % sur l'assurance-vie avant 8 ans, puis au-delà de 8 ans abattement annuel de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % (12,8 % pour la part des primes au-delà de 150 000 €). Il restitue le capital net en sortie pour chaque enveloppe.
PEA >5 ans : PV × 18,6 % PS — CTO : PV × 31,4 % (PFU) — AV >8 ans : (PV − abattement) × 7,5 % IR + PV × 17,2 % PS
Pour qui
- Épargnants souhaitant optimiser la fiscalité de leurs placements
- Investisseurs long terme hésitant entre PEA et assurance-vie
- Traders actifs évaluant l'intérêt du CTO pour des titres non éligibles
- CGP et conseillers illustrant l'impact fiscal à leurs clients
Avantages
- Chiffre le capital net en sortie dans les trois enveloppes sur une base d'hypothèses communes (capital, durée, rendement)
- Applique la fiscalité de chaque enveloppe selon la durée de détention, au prélèvement forfaitaire unique (l'option pour le barème progressif n'est pas modélisée)
- Intègre l'abattement annuel de l'assurance-vie après 8 ans, déterminant pour des rachats programmés à la retraite
- Permet de tester l'impact d'une durée plus ou moins longue pour visualiser le seuil de basculement entre enveloppes
Inconvénients
- Les frais de gestion et les frais d'arbitrage spécifiques à chaque enveloppe ne sont pas pris en compte
- Suppose un rendement identique sur les trois enveloppes, ce qui est rarement le cas en pratique (univers d'investissement différents)
- Ne modélise pas la dimension successorale, avantage majeur de l'assurance-vie via la clause bénéficiaire (art. 990 I) — à considérer séparément
- Ne traite pas les enveloppes secondaires (PEA-PME, PER, PEE, PERCO) qui peuvent compléter l'arbitrage global
Points de vigilance
- Chaque enveloppe a ses propres univers d'investissement : PEA réservé aux actions UE éligibles, CTO sans restriction, assurance-vie en fonds euros et unités de compte — le simulateur suppose des performances comparables mais la réalité diverge selon les supports choisis
- Les plafonds de versement diffèrent : 150 000 € pour le PEA, aucun pour le CTO, aucun pour l'assurance-vie — le simulateur n'applique pas le plafond du PEA et n'empêche pas de saisir un montant supérieur
- Les règles de sortie en capital ou en rente diffèrent entre assurance-vie et PEA — le simulateur compare des sorties en capital uniquement
- Le décompte de la durée de détention démarre à la date d'ouverture du PEA ou du contrat, pas à la date de versement : utile de connaître ses dates pour un choix optimal
- Les frais de gestion de l'assurance-vie en unités de compte (en moyenne 0,80 %/an en gestion libre et 1,08 %/an en gestion pilotée, selon l'Observatoire de l'épargne réglementée et des frais du CCSF) ne sont pas intégrés : le capital net de l'assurance-vie est surestimé d'autant
Échéances et seuils
- PEA : verrou fiscal à 5 ans — Avant 5 ans, tout retrait entraîne la clôture du PEA et l'imposition des gains au PFU (31,4 %). Après 5 ans, les retraits sont possibles sans clôture et les gains sont exonérés d'IR (prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus).
- PEA : plafond de versement de 150 000 € — Le plafond de versement du PEA est de 150 000 € (225 000 € avec le PEA-PME). Seuls les versements sont plafonnés, pas la valeur du portefeuille qui peut dépasser ce montant par les plus-values.
Références légales
- Art. L221-30 et suivants CMF — Régime juridique du PEA
- Art. 150-0 A CGI — Imposition des plus-values mobilières
- Art. 200 A CGI — Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)
- Art. L132-1 Code des assurances — Régime de l'assurance-vie
- Art. 125-0 A CGI — Fiscalité des rachats en assurance-vie
- Art. 990 I CGI — Fiscalité successorale de l'assurance-vie
Glossaire
- PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) — Imposition par défaut, aussi appelée « flat tax », des revenus du capital et des plus-values mobilières : 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), 30 % pour l'assurance-vie et l'épargne logement. L'option pour le barème progressif reste possible.
- Prélèvements sociaux (PS) — CSG, CRDS et prélèvement de solidarité dus sur les revenus du patrimoine et de placement : 18,6 % sur la plupart des revenus du capital, les plus-values mobilières et les actifs numériques, 17,2 % sur les revenus fonciers, les plus-values immobilières, l'assurance-vie et l'épargne logement.
- PEA — Plan d'Épargne en Actions : enveloppe réservée aux actions européennes et aux fonds qui en détiennent, dont les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux dus).
- CTO (Compte-Titres Ordinaire) — Compte permettant de détenir tout type de titres sans avantage fiscal particulier.
- UC (Unités de Compte) — Supports d'investissement en assurance-vie dont la valeur fluctue (actions, obligations, SCPI...).
- Abattement 4 600 € — Abattement annuel sur les gains en assurance-vie après 8 ans (9 200 € pour un couple).
Questions fréquentes
- PEA, assurance-vie ou compte-titres : que choisir pour investir en actions ? — Pour des actions européennes éligibles et un horizon long, le PEA est souvent avantageux fiscalement après 5 ans. L'assurance-vie offre davantage de supports et un cadre successoral propre, le compte-titres aucune restriction mais une fiscalité pleine ; le choix dépend de l'horizon, des titres visés et des objectifs de transmission.
- Que se passe-t-il en cas de retrait d'un PEA avant 5 ans ? — En principe, un retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan et l'imposition des gains, sauf exceptions prévues par la loi. Après 5 ans, les retraits n'entraînent plus la clôture et les gains échappent à l'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restant dus.
- À partir de quand l'assurance-vie devient-elle fiscalement intéressante ? — Après 8 ans, les rachats bénéficient d'un abattement annuel sur la part de gains, puis d'un taux réduit au-delà, sous conditions d'encours. L'antériorité se compte à partir de la souscription du contrat, d'où l'intérêt d'en ouvrir un tôt, même avec un petit versement.
- Pourquoi le capital net diffère-t-il entre PEA, compte-titres et assurance-vie à rendement égal ? — Parce que chaque enveloppe taxe les gains différemment selon la durée de détention : exonération d'impôt sur le revenu dans le PEA après 5 ans, abattement dans l'assurance-vie après 8 ans, imposition pleine dans le compte-titres. Le simulateur isole cet effet en appliquant le même rendement aux trois.
- Les frais sont-ils pris en compte dans la comparaison des enveloppes ? — Non : les frais de gestion et d'arbitrage, souvent plus élevés en assurance-vie en unités de compte, ne sont pas déduits et sont à retrancher du résultat pour une comparaison juste. Le simulateur ne tient pas non plus compte de l'avantage successoral de l'assurance-vie, à apprécier séparément.
Ticket d'investissement
- À partir de 10 000 € — Épargne constituée. Placement financier, investissement locatif, préparation retraite.
- À partir de 100 000 € — Patrimoine financier significatif. Optimisation fiscale et structuration recommandées.
Complexité du montage
- Simple — Calcul direct — Résultat immédiat, formule unique. Aucun conseil spécialisé nécessaire.
Profils concernés
- Travailleur non-salarié (artisan, commerçant, profession libérale)